Né le 11 janvier 1954 à Oulkhou, village de la commune d'Azeffoun, Tahar Djaout grandit à la Casbah d'Alger, puis poursuit des études scientifiques.
En 1977, Licence de mathématiques à l' Université d'Alger
En 1985, D.E.A. en Sciences de l' Information et de la Communication à l' Université de Paris II
Journaliste à El Moudjahid, puis chroniqueur-éditorialiste à l' hebdomadaire Algérie-Actualité dont il est responsable de la rubrique culturelle.
En janvier 1993, avec deux confrères d'Algérie-Actualité, Tahar Djaout fonde l'hebdomadaire Ruptures.
Poète, romancier et journaliste (Chroniqueur de l'hebdomadaire Ruptures).
Il a été assassiné d'une balle en pleine tête, le 26 mai 1993, devant son domicile à Baïnem (Banlieue Ouest d'Alger):
Le 26 mai 1993, comme tous les matins à la même heure, se met au volant de sa voiture, garée au pied de son immeuble, dans une de ces cités qui défigurent Alger. Un jeune homme s'approche de lui, Djaout ouvre sa fenêtre. L'assassin lui tire à bout portant trois balles dans la tête, sort le corps du véhicule et s'enfuit avec la voiture qui sera retrouvée quelques heures plus tard. Un détail n'a pas été éclairci par l'enquête : le long du parking où a eu lieu l'assassinat, se trouve un chantier, mystérieusement vide ce mercredi matin-là à 9 heures. Est-ce que les ouvriers ont reçu des menaces, pour déserter leur lieu de travail ? Si tel était le cas, cela signifierait que le meurtre avait été minutieusement préparé. Pendant huit jours, Tahar Djaout est plongé dans un coma profond dont il ne sortira pas. Le médecin le déclare cliniquement mort dès le premier jour. Il meurt à l'hôpital de Baïnem, le 2 juin 1993.